200 Brainois bio picture
  • 200 Brainois ?

    Oui, 200. 100 femmes et 100 hommes, vivant à Braine l'Alleud, depuis toujours ou depuis peu, et âgés...de 1 à 100 ans!

    200 photos. 200 portraits tirés dans un studio professionnel, le mien, situé en plein centre de la ville.

    Mon nom est Laurent Bruning, je suis photographe professionnel et travaille à Braine l'Alleud. Une commune de 40.000 habitants, qui s'étale sur une surface de près de 5200 Ha où j'ai passé une partie de mon enfance et où je vis depuis presque 25 ans.

    J'aimerais mettre des visages en parallèle avec ces chiffres. 100 visages de Brainoises, de 1 à 100 ans, et 100 visages de Brainois, dans la même tranche d'age.

    Qui?
    Vous, vos enfants, vos parents, vos voisins, vos amis, vos collègues, du moment qu'ils habitent à Braine l'Alleud. Je les invite à venir se faire tirer un portrait dans mon studio. Il n'y a pas de critères de sélection...et c'est gratuit!

    Intéressé(e)?
    Rendez-vous à la page "Informations" de ce site pour savoir comment ça va se passer. Ensuite, cliquez sur "Inscription" et...inscivez-vous.

Video backstage

– Allo, Laurent? Je dois absolument tester une nouvelle caméra avant un tournage important. Je peux venir faire un petit « backstage » de ton projet 200 Brainois, histoire de ma faire la main?

Ca, c’est Kevin, un collègue photographe pro qui cumule avec le métier de vidéaste. Il bosse chez Eprod, et, à l’heure où je tape ces quelques lignes, il doit être en train de filmer Ron Pearlman (Le président des Sons of Anarchy) et Rupert Grint (Ron Weasley dans la saga Harry Potter) sur le plateau d’une grosse production en cours à Bruxelles.

Quand, le 25 mai, il a débarqué au studio avec sa fameuse nouvelle caméra, j’ai immédiatement compris qu’il ne plaisantait pas au boulot. Ce n’était pas de la camera de poche ni de celles qu’on fixe sur son casque quand on part faire du vélo. (Ou alors, on a un trèèèès gros casque:-))

Mes invités arrivent, je les photographie, Kevin les filme, les interviewe, rentre, sort, se met à plat ventre, installe ses lumières… Je ne m’occupe pas trop de lui. La video, je n’y comprends pas grand chose.

Au milieu de l’après-midi arrive un petit creux entre deux candidats du projet.

– Assieds-toi face camera, je vais t’interviewer.

Oh la galère. Je n’ai absolument rien préparé, et puis, normalement, dans ce studio, c’est moi qui photographie, non? Rien à faire, il faut que je me jette à l’eau et que j’explique « 200 Brainois » en long et en large.

– On recommence, tu bouges beaucoup trop les mains!

Et on a tout recommencé:-)

Voilà le résultat du travail de Kevin Zuijderhoff. C’est plutôt bien ficelé, très pro. Super boulot Kev. Merci à toi.:-)

 

Silence, on shoote !

Dimanche 18 mai 2014, un grand jour pour moi: celui du premier shooting de mon projet « 200 Brainois ». Une petite trentaine de personnes de tous ages sont attendus entre 10h00 et 16h00 pour se faire photographier.

8h30: Je vérifie ma check-list: Batteries de l’appareil, chargées, flashes du studio, en place, ordinateur et système de transmission sans fil, ok. Très important, la machine à café, elle est branchée. Hors de question de ne pas être convivial. Mes invités sont là pour se détendre, autant leur proposer un petit « Georges », what else?

Ma fille Aleksandra va me seconder, efficacement. C’est elle qui va recevoir les invités, leur expliquer le fonctionnement du shooting et leur montrer les photos. Elle est prête. Tout va bien.

9h55, mon ami Fred, photographe professionnel, est le premier à entrer au studio. Il vient photographier le backstage, l’envers du décor, histoire d’avoir des souvenirs. Il sort ses boitiers, mesure la lumière ambiante. Lui aussi est prêt à entrer en action.

10h00 précises, ponctuelle comme une montre Suisse, Amandine, mon premier modèle de la journée, se présente à nous. C’est parti. 200 Brainois existe vraiment.

On papote un peu tous ensemble, histoire de faire connaissance, d’être tous relax avant d’entrer dans le coeur du sujet. Amandine prend place dans le studio. Elle est charmante, détendue, très facile à photographier. Un excellent départ en ce qui me concerne.

J’ajuste la lumière, déclenche quelques fois afin de fignoler les détails, lui demande de sourire, de ne pas sourire, de sourire à nouveau. Tout se déroule à merveille. Les images sont bonnes. Ce sera dur de n’en sélectionner qu’une seule.

La journée se poursuit. Les invités défilent, seuls, en famille, en couple, tous aussi sympas les uns que les autres.

Nathan, un petit garçon de deux ans est un peu intimidé. Ses grandes soeurs viennent à son secours et arrivent facilement à le rassurer et à le faire sourire. Etienne, 54 ans, nous fait la pose du bagnard. (Non, celle-là, on ne la garde pas:-)). Aleksandra montre les images, enregistre les inscriptions. Christian, 56 ans, tente de vider la réserve de café à lui tout seul.

16h00: Fin de la première journée. Le silence retombe dans le studio, les lumières s’éteignent. Tout le monde est ravi, moi en particulier. Je sens que j’ai de bonnes photos, exactement celles que je voulais pour ce projet. Excellente expérience que nous venons de vivre là.

Le soir-même, Fred m’envoyait ses images. J’en publie quelques-une à la fin de cet article, histoire de vous montrer comment ça se passe.

Aujourd’hui (mardi) mon travail de post-production est achevé et je peux enfin commencer à remplir la galerie des 100 Brainoises et des 100 Brainois

Merci Aleks, ton aide a été précieuse. Merci Fred, tu as bossé comme un grand chef (Le site de Fred)

On remet ça le 25 mai, avec encore plus de monde.

 

Inspiration

 

Camera
X-E2
Focal Length
35mm
Aperture
f/2
Exposure
1/120s
ISO
640

Lorsque, il y a quelques mois de cela, je réfléchissais à élaborer un projet photographique personnel, des mots allaient et venaient dans mon esprit, des mots tels que « portrait », « studio », Braine l’Alleud ». Mais je ne trouvais pas de lien pour les assembler.
En 2011, j’avais invité mes amis Facebook à venir se faire tirer le portrait dans mon studio. Une aventure photographique et surtout humaine qui m’avait permis de retrouver des gens que j’avais perdu de vue depuis plus de 35 ans (Pour ceux que cela intéresse, c’est ici) et qu’il me tardait de réitérer, mais je ne savais pas trop comment.

C’est là qu’intervient un de mes amis à qui je confie mon envie de relancer quelque chose de similaire. Il m’écoute attentivement et me conseille d’aller faire un petit tour sur internet pour jeter un œil sur le travail d’un photographe nommé Edouard Janssens.

C’est là que je prends connaissance de l’existence d’un collègue ayant un studio situé à quelques kilomètres du mien (Lasne) et surtout de son projet « 1 to 100 years ».

100 femmes et 100 hommes, de 1 à 100 ans, photographiés dans la même posture. Travail titanesque, réalisé avec maestria et qui présente une émouvante ligne de vie.

J’avais trouvé mon chaînon manquant.

Si mon approche est différente de celle d’Edouard (Il a axé son projet sur le vieillissement, j’assimile le mien à un trombinoscope de la commune où je vis) et si la réalisation purement technique ne suit pas le même chemin, il n’en demeure pas moins qu’il a été mon inspirateur et qu’il me fallait lui rendre hommage à cet égard.

Rencontre avec un instigateur d’idées.

Laurent: Quelle était ton but premier lorsque tu t’es lancé dans le projet 1 to 100 years?
Edouard Janssens: Rien de vraiment précis au départ. Une envie de monter un projet perso, me lancer le challenge de rassembler 200 personnes très différentes les unes des autres et de les photographier avec une certaine homogénéité. On n’éclaire pas une jeune fille de 16 ans de la même manière qu’on le ferait avec un grand-père de 85 ans. Il fallait trouver des solutions humaines et techniques. Ca me tentait, je me suis lancé.

L: Seul?
EJ: Non. Dans un premier temps, une assistante m’aidait à recruter les candidats. En suite, mon épouse a pris le relais et m’a également beaucoup aidé dans la phase d’accueil des modèles les jours de shooting. Ca n’a d’ailleurs pas toujours été simple. Nous avons dû nous déplacer, parfois très loin, pour photographier des personnes résidant en seigneurie.

L: Et lorsque les 200 personnes étaient « dans la boite », qu’est-il advenu de tes photos?
EJ: Heureux hasard, la communauté Européenne communiquait cette année-là sur le thème du « vieillissement au sein de la CEE ». Je leur ai présenté mon travail, ils ont été séduits et ont monté une exposition. Mes 200 photos ont été imprimées en grand format et présentées au public au pied du bâtiment du Berlaymont, sur le rond-point Shuman, et ce, de mai à novembre 2012.

L: D’autres retombées?
EJ: France 2 s’est intéressée au projet et m’a consacré une interview. De plus, je me suis aperçu que plusieurs photographes de par le monde se sont inspirés de ce travail pour réaliser des projets similaires. Au Danemark, en Allemangne, où le concept est exploité de manière moins stricte. Les modèles posent librement dans leur environnement quotidien. Et puis, il y a toi, et les 200 Brainois.

Le site d’Edouard Janssens

 

La presse s’intéresse a 200 Brainois.

Bonne surprise, lundi matin, que de recevoir un appel téléphonique de la part d’un journaliste de « La Capitale ».

Intrigué et intéressé par le projet 200 Brainois, il désire en parler et écrire un article sur le sujet.

Voilà ce qui est ressorti d’une demie heure d’interview.

F A C E B O O K